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Ecouter du 03 Juillet 2005 Nous écrire




Aujourd’hui, délicatesses flamandes : entre deux gaufres
Livre de Liliane PLouvier
Livre de Liliane PLouvier
© Ed : Labor

Emission du 03 Juillet 2005
Une émission proposée par Renée Elkaïm-Bollinger, réalisée par Pascale Rayet. Textes lus par Frédérique Cantrel.

« Le jour de la Pentecôte, note le grand d’Anssy, dans son histoire de la vie privée des français en 1782…, le jour de la Pentecôte lorsqu’on entonnait le veni creator pour la messe, des gens placés à la voûte de l’église, faisaient descendre sur le peuple, des étoupes enflammées et jetaient en même temps des feuilles de chêne ou des fleurs et des nieulles ou des oublies… »
Les oublies, nous les avons en mémoire, mais les nieulles ? Dès le XIIIème siècle, elles ont été associées aux Provinces du Nord. Nieulles, de l’espagnol Niolla, signifiant miette ; ce sont des restes de gâteaux, de biscuits ; plus tard, ce sont des friandises de forme ronde, très riches en beurre et en sucre.
Car on a le bec sucré dans le nord. Mélasse, cassonade, vergeoise et les sucres de betteraves qui inspirèrent à Lamartine, député de Flandre sous Louis-Philippe, des propos lyriques ; matière blonde, brune, ambrée, transparente, croqué avec le café ou la chicorée. Cela s’appelait boire à la ficelle. Il s’agissait de sucre candi cristallisé autour d’une ficelle, comme des morceaux d’ambre formant collier et que l’on suçait pour boire le café.

Reportage dans la pâtisserie Meert à Lille, à la ferme du Mont des Recollets, entretien à Paris avec Liliane Plouvier, historienne de l’alimentation.

Une grand merci à Marie Deloffre et au Comité Départemental du Tourisme du Nord, pour leur accueil châleureux et leur aide.